Galaxy Forming along Filaments, like Droplets along the Stands of a Spider's Web

Fondation Louis Roederer - Carte blanche à Tomás Saraceno - Palais de Tokyo, Paris

Carte blanche à Tomás Saraceno
Palais de Tokyo, Paris
17 octobre 2018 – 6 janvier 2019

Galaxy Forming along Filaments, like Droplets along the Stands of a Spider's Web
 


Du 17 octobre 2018 au 6 janvier 2019, le Palais de Tokyo confie à Tomás Saraceno (né en Argentine en 1973, vit et travaille « sur et au-delà de la planète terre ») la totalité de ses espaces d’exposition à l’occasion de la quatrième édition d’une série de cartes blanches, initiée par Philippe Parreno en 2013 puis Tino Sehgal en 2016 et Camille Henrot en 2017. Cette carte blanche plongera le visiteur dans les recherches que Tomás Saraceno développe depuis plus de quinze ans en s’associant avec des scientifiques, théoriciens, chercheurs, travailleurs sociaux pour trouver de nouvelles réponses aux questions de nos sociétés : comment habiter au-delà des frontières ? Comment réinventer, ensemble, notre manière d’être au monde ?

« Le Palais de Tokyo nous rappelait, il y a peu, les lignes que le Monde consacrait au principe de la Carte Blanche donnée à un artiste : « cela donne un contenu et un contenant vraiment pertinents qui proposent plus qu’ils n’imposent, le visiteur se retrouvant dans des espaces très pensés, très intelligents, mêlé à des esprits artistiques acérés. »

Pourquoi évoquer ce rappel ?
Parce que, quel que soit l’artiste évidemment exceptionnel qui bénéficie de la désormais fameuse Carte Blanche, la pertinence et l’intelligence sont deux critères clefs de l’exercice scénographique auxquels la Fondation Louis Roederer accorde une importance toute particulière à la veille de la réoccupation du monde par Tomás Saraceno.
Et comment pourrait-il en être autrement en ce qui concerne cet artiste pluridisciplinaire, cet oiseau géant, dont les travaux conviennent si parfaitement à l’univers Palais de Tokyo, tant ils évoluent d’une tendance remarquée aux installations monumentales à la sensibilité arachnologique la plus dédiée… L’araignée sociable et l’araignée solitaire certes, mais aussi la rêverie collective et ce voyage poétique que Saraceno nous promet, quelques dizaines de mètres en l’air entre le Musée d’Art Moderne et le Palais de Tokyo. Ou encore les jardins suspendus et l’imaginaire « thermodynamique », idées de rêve, idées inspirées, à rendre folle la communauté des inventeurs condamnés au rase-mottes.
C’est bien à un ressac extraordinaire, indescriptible, entre toutes les disciplines et toutes les voies possibles de l’imagination que le Palais de Tokyo se prépare dans une impatience et une curiosité que la Fondation Louis Roederer partage avec bonheur. »
Michel Janneau, Secrétaire Général de la Fondation Louis Roederer

À propos de l’exposition
Au travers d’installations monumentales, Tomás Saraceno déploie une œuvre généreuse et immersive abordant l’ensemble de ses préoccupations : les mises en réseau et en relation, les structures habitables, les paysages urbains, les notions de territoire et de frontière, l’environnement et les énergies nouvelles, l’humain et le non-humain, la poésie, les mystères de l’univers…
Architecte de formation, les motifs qu’il découvre dans des phénomènes allant des macrostructures de l’univers aux microsystèmes de la nature sont pour lui des voies alternatives d’organisation du monde, mais aussi une manière de proposer une perception humaine poétique du vivant. Au sein de cette étude, les structures des toiles d’araignées et leur système d’expansion dans l’espace constituent une source majeure d’inspiration et de recherche. Tomás Saraceno expose ainsi des toiles tissées par des araignées sociables et des araignées solitaires, filées successivement les unes sur les autres, et étudie l’apparition de nouvelles formes hybrides et les synergies qui en résultent.
Commissaire : Rebecca Lamarche-Vadel

À propos de la Fondation Louis Roederer
La Fondation Louis Roederer a été créée en 2011 pour pérenniser la politique de mécénat menée par la Maison Louis Roederer depuis sa découverte émerveillée de la collection de photographies de la Bibliothèque nationale de France en 2003. Devenue « Grand Mécène de la Culture », la Fondation complètera son engagement fidèle en faveur de la photographie par un ardent soutien de la galerie que lui a consacrée le Grand Palais et un partenariat actif avec le Palais de Tokyo.
Mais, en tous les moments de beauté et de créativité qu’elle accompagne dans ces hauts lieux d’intelligence et de culture, à travers la Bourse de la Recherche Photographique à la BnF, le Nouveau Prix de la Découverte aux Rencontres d’Arles et le Prix Fondation Louis Roederer de la Révélation avec la Semaine de la Critique, la Fondation Louis Roederer ne perd jamais de vue que la plus belle de ses vocations demeure l’intérêt chaleureux qu’elle porte à l’éclosion des grands artistes de demain.
www.louis-roederer.com/fr/foundation

 

Visuel : Galaxies Forming along Filaments, like Droplets along the Strands of a Spider’s Web, 2009. Biennale de Venise 2009. Photo: Alessandro Coco, 2009. © Studio Tomás Saraceno