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Prix MAIF pour la Sculpture - Angelika Markul, lauréate de la 10ème édition

 

Angelika Markul
Prix MAIF pour la Sculpture 2017

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Le 10ème Prix MAIF pour la Sculpture a été remis à Angelika Markul pour son projet Mylodon de Terre lors d’une cérémonie organisée au MAIF Social Club (Paris), en présence du jury et des artistes finalistes. Son projet sera réalisé en bronze en deux exemplaires au cours du 1er semestre de l’année 2018, une nouvelle expérience pour l’artiste qui souhaite ainsi se confronter à la transition entres les matériaux utilisés par l’artiste habituellement et le bronze.
Cinq projets avaient été sélectionnés au mois de juin dernier par le jury : ceux d’Alfredo Aceto, Brice Chatenoud, Nicolas Boulard, Angelika Markul et Thomas Waroquier. Autant d’artistes qui s’étaient appropriés le bronze afin d’en proposer une relecture résolument contemporaine.
Par ailleurs, à l’occasion du dixième anniversaire du Prix MAIF pour la Sculpture, la MAIF a décidé d’attribuer un Prix spécial du public à Thomas Waroquier, le plus jeune finaliste que le prix ait connu, et dont l’œuvre a été plébiscitée par les salariés de la mutuelle et les sociétaires, afin de le soutenir dans son parcours artistique, via une dotation financière de 3000 euros.


LA LAURÉATE 2017 DU PRIX MAIF POUR LA SCULPTURE ET SON PROJET
Née en 1977, Angelika Markul vit et travaille en France et en Pologne. Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, elle a reçu de nombreux prix dont le Prix SAM Art Projects en 2012 et le Prix Coal en 2016. Elle a également bénéficié d’expositions au Palais de Tokyo en 2014 (Paris) ainsi qu’au CSW Zamek Ujazdowski (Varsovie) en 2016. En 2017, elle participe à la Bienalsur à Buenos Aires ainsi qu’à l’exposition « Sans Réserves » au Mac-Val.
Associant les faits réels et la fiction, voire la science-fiction, ses derniers travaux l’ont emmenées sur l’île de Yonaguni (Japon), dans la mine de cristaux de Naica (Mexique) ou encore à Tchernobyl (Ukraine). Elle travaille actuellement sur un nouveau projet « Tierra del Fuego », dont fait partie le projet récompensé par le Prix MAIF pour la Sculpture, qui continue un processus de réflexion entamée depuis plus de dix ans autour des questions de mémoire, des corps et des lieux, de la destruction et du cycle de la vie.
Partie prenante de son projet « Tierra del Fuego », Mylodon de Terre s’inspire des mythes et légendes autour de la créature du mylodon. Cet animal préhistorique a été découvert à la fin du XIXème siècle dans la région de Patagonie (Argentine). Il n’existe aucune autre trace ni illustration qui permettrait d’identifier la forme exacte de cet animal. C’est donc à partir de recherches scientifiques et archéologiques que l’artiste a créé une forme abstraite qui semble momifiée dans le temps. Renvoyant à l’imaginaire du monde animal et naturel, il reste encore aujourd’hui impossible à identifier.
Le projet réalisé en bronze, représentant cet animal mythique, symboliserait le caractère pérenne de cette découverte qui, malgré le temps et l’oubli, se fossilise.

PRIX SPECIAL DU PUBLIC 2017
Né en 1996, Thomas Waroquier vit et travaille à Paris. Tout juste diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art - Olivier de Serre, Thomas Waroquier a assisté plusieurs artistes français et internationaux, comme Al Farrow et Mylinh Nguyen (Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main). Passionné par le travail de la matière, il s’est très vite spécialisé en sculpture métal. Son travail cherche notamment à comprendre et à maitriser l’impact que peut avoir une sculpture sur son public.


Photo : Mylodon de Terre, Angelika Markul © Sylvie Humbert / MAIF