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SAM Art Projects - Au bord de la route de Wakaliga - Palais de Tokyo, Paris

Louis-Cyprien Rials
Au bord de la route de Wakaliga
Palais de Tokyo, Paris
20 février - 12 mai 2019

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Louis-Cyprien Rials, lauréat du Prix SAM pour l’art contemporain 2017, exposera au Palais de Tokyo avec Ramon Film Productions du 20 février au 12 mai 2019, sous le commissariat d’Adelaïde Blanc. L’exposition sera consacrée au travail que l’artiste a pu réaliser grâce à SAM Art Projects lors de séjours en Ouganda en 2018. Elle présentera un film et un ensemble d’objets réalisés avec Ramon Film Productions, une fiction qui souhaite montrer la réalité des ghettos ougandais tout en racontant comment les points de vue et la vérité peuvent être multiples. Une monographie sera également publiée pour accompagner l’exposition.

L’ARTISTE
Né en 1981 à Paris, Louis-Cyprien Rials découvre la photographie au Japon, où il s’installe plusieurs années. Il vit ensuite à Paris, Bruxelles et Berlin, tout en réalisant de longs déplacements dans des zones de conflits et des lieux interdits au public. À partir du début des années 2000, il emploie la photographie et la vidéo pour tenter de saisir et de raconter la violence sous-jacente à ces territoires. Louis-Cyprien Rials a présenté son travail dans plusieurs expositions collectives ainsi que dans le cadre d’expositions personnelles, notamment à Hestia (Belgrade, 2018), à la galerie Dohyang Lee (Paris, 2016) et à IDK Contemporary (Bruxelles, 2014).
En mars 2019, il réalisera deux expositions à Paris : « Par la fenêtre brisée » à la galerie Dohyang Lee (Paris) et « Au pied du gouffre » à la galerie Eric Mouchet (Paris). Avec « Au bord de la route de Wakaliga » au Palais de Tokyo, ces expositions présentées simultanément à Paris formeront une trilogie.

LE PROJET
« Nous voulons tous oublier quelque chose, alors nous racontons des histoires. C’est plus facile comme ça. » (1)
Le Moyen-Orient, les pays non-reconnus, les zones radioactives ou interdites et envisagées comme des « parcs naturels involontaires » sont autant de territoires que Louis-Cyprien Rials a parcourus ou habités. De ces zones marquées par des violences passées ou agitées par de grands conflits, l’artiste livre une image silencieuse, parfois mystique à travers la vidéo et la photographie. Ces tableaux en mouvement composés de plans fixes, souvent longs et dépourvus de présence humaine, racontent l’impossibilité de saisir ces espaces abandonnés, transformés, imprégnés de croyances et parcourus de stigmates.
Louis-Cyprien Rials présente au Palais de Tokyo un film et un ensemble d’objets réalisés avec Ramon Film Productions. Cette société de production, fondée par Isaac Nabwana I.G.G., fédère des ougandais de diverses origines dans un studio non loin de la route de Wakaliga, dans un ghetto de la banlieue de Kampala, la capitale de l’Ouganda. Ces derniers écrivent et produisent des films à succès avec peu de moyens depuis plus de dix ans. Leurs longs métrages s’inspirent des films de kungfu chinois et rejouent la violence du cinéma d’action américain.
Avec Louis-Cyprien Rials, ils réalisent une adaptation de Rashomon (1950) du célèbre réalisateur japonais Akira Kurosawa. L’objet qui en résulte est hybride : il mêle des références cinématographiques et culturelles, il laisse entrevoir la réalité des ghettos ougandais tout en racontant, à travers une fiction, comment les points de vue et la vérité peuvent être multiples.
(1) Citation du film de Louis-Cyprien Rials et Ramon Film Productions

LE PRIX SAM POUR L’ART CONTEMPORAIN
Créé en 2009, Le Prix SAM pour l’art contemporain fête cette année son dixième anniversaire. Le Prix est remis chaque année en décembre, après délibération du comité scientifique, à un artiste de la scène française travaillant dans le domaine des arts plastiques et visuels, et présentant un projet à destination d’un pays étranger (hors Europe et Amérique du Nord). Doté de 20 000 euros, le Prix s’accompagne d’une exposition au Palais de Tokyo dans les mois suivant son voyage et de l’édition d’une monographie.
Le Prix SAM permet d’envoyer les artistes lauréats rayonner à travers le monde afin qu’ils se confrontent à d’autres territoires et qu’ils réalisent un projet en dehors de leur périmètre culturel quotidien. Son objectif est de soulever des questionnements, de présenter des découvertes et des recherches en territoire moins connu. L’exposition au Palais de Tokyo constitue un accélérateur pour confirmer leur notoriété auprès des professionnels du monde de l’art et du public.
L’appel à projet, ouvert chaque année de juin à septembre, concerne tous les modes d’expression et toutes les disciplines appartenant aux arts plastiques et visuels.

Les critères de sélection du Prix SAM pour l’art contemporain sont :
• être un artiste français ou résidant en France depuis au moins 2 ans
• proposer un projet à destination d’un pays qui ne soit ni l’Europe ni l’Amérique du Nord
• être âgé de plus de 25 ans
• être représenté par une galerie en Europe

Depuis sa création, le Prix SAM pour l’art contemporain a permis à 8 artistes de réaliser leur projet dans le pays de leur choix : Zineb Sedira en Algérie, Laurent Pernot au Brésil, Ivan Argote en Colombie, Angelika Markul à Tchernobyl en Ukraine, Bouchra Khalili en Algérie, Louidgi Beltrame au Pérou, Mel O’Callaghan, à Bornéo (Malaisie) et Massinissa Selmani (Algérie et Nouvelle Calédonie). 
 

A PROPOS DE SAM ART PROJECTS
Fondée en 2009 par Sandra Hegedüs, SAM Art Projects est une organisation à but non lucratif qui favorise les échanges artistiques entre le Nord et le Sud, entre l’Est et l’Ouest. SAM Art Projects apporte un soutien financier et humain à des artistes contemporains basés en France ou dans des pays situés hors des grandes places du marché de l’art.
Le soutien à la production et la visibilité des artistes sont au cœur de l’engagement de SAM Art Projects, dont l’action s’articule autour d’un prix décerné chaque année à un artiste français et de résidences d’artistes étrangers à Paris.  SAM Art Projects place Paris au centre de son action et renoue ainsi avec la France, terre d’accueil pour les artistes venus du monde entier et pôle de création internationale.
En 2018, Sandra Hegedüs a reçu le Prix Monblanc des Arts et de la Culture 2018 pour la France, récompensant son engagement à l’occasion des 10 ans de SAM Art Projects.
 

Photo : Louis-Cyprien Rials et Ramon Film Productions, Rashomon (in Uganda), 2018, peinture sur bois. Courtesy de l’artiste. © Louis-Cyprien Rials